Lucky

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La commission permanente de la Région a décidé de déployer un système d'inscription pour accéder aux parcs vélos des gares TER.

9% des voyageurs qui circulent quotidienement en TER-Alsace sont des voyageurs qui associent vélo et train. Conséquence, certains parc à vélos sont saturés malgré les 6000 places disponible dans les gares TER hors -Strasbourg. La Région en collaboration avec la SNCF va essayer de satifaire plus d'usagers à l'aide d'un système d'accès par badge électronique qui se substituera au systèmes d'accès des parcs vélo gratuit existants à l'heure actuel. L'idée est de combiné le titre de transport électronique ALSEO. L'inscription se fera par internet et les badges seront à retirer en mairie. Les voyageurs seront tenu de choisir un ou deux abris précis pour une durée d'un an, les voyageurs occasionnels pourront en principe accédé à l'aide d'un code temporaire envoyé par SMS. 

Le coût de l'opération a été budgétisé à 8 millions d'euros qui vont être engagé. La mise en place se déroulera en 3 phases et système devrait être opérationnel d'ici octobre 2014.

Le Comité de Promotion du Vélo (CPV)rassemble les principaux acteurs du vélo en France : associations d’usagers, fédérations sportives, constructeurs de cycles, distributeurs, centres de formation, fondations d’entreprises…

Le CPV œuvre pour la valorisation de la bicyclette dans toutes ses composantes : déplacement quotidien, loisirs, tourisme ou pratique sportive…

Il organise annuellement le Grand Prix des Vélos de Ville et la fête du vélo.
La remise des prix 2014 aura lieu le 13 septembre sur le salon du cycle.

Lors de son Assemblée Générale, le comité de Promotion du Vélo a élu pour deux ans son nouveau Comité directeur :

• Président : Dominique Lamouller, FFCT
• Vice-Pésident : Jérome Valentin, CNPC-Tous à vélo
• Secrétaire Générale : Geneviève Laferrère, FUB
• Trésorier : Gérard Pouet, CNPC-Sport
• Membres : Julien Rebuffet, MCF et Jean-Marie Bonnin (FSGT)

La prochaine fête du vélo aura lieu le week-end du 31 mai et 1er juin 2014

J'ai eu la primeur de tester un VTT All Mountain Haibike  à assistance électrique qui m'a été gentiment prêté par la boutique Univers Vélo de Richwiller (68). Le bike était  tout neuf et avait juste fait quelques tours sur le parking du magasin.
 
 Jean-Luc rédac. Alsace-Vélo dans la boutique d'Univers - Vélo  Richwiller
 
Prise en main de la machine, c'est Philippe Donischal, le patron de la boutique qui me fait un petit topo sur le vélo et les différents règlages. Il ajuste l'armortisseur à mon poids et monte mes pédales plates. Lors du chargement du bike sur mon porte vélo je sens clairement  le surpoids (environ 7kg) du vélo. Petit trajet en voiture pour rejoindre mon spot de test du côté de Thann. Je remonte les roues j'ajuste la hauteur de selle j'appuie sur l'écran de contrôle mode Touring et c'est parti.
Je retrouve les sensations propres aux vélos à assistance électrique (VAE), l'impression d'avoir de bonnes jambes et du répondant dès qu'on appuie sur les pédales et en quelques mètres je suis déjà à 23km/h ...grisant!
 
Sobriété, une déco simple et classique pour le Haibike
 
Le Haibike Xduro est un taille M, je mesure 1.70 mais j'ai vraiment l'impression que la longueur de tube est courte alors qu'en général  je roule sur des cadres taille S. L'angle de fourche est relativement fermé, la selle est confortable, les commandes tombent bien sous la main mis à part la commande du moteur située à gauche qui pourrait être décalée un poil plus près de la poignée. On est bien installé sur ce All Mountain. Je quitte le goudron et j'attaque un chemin en montée l'assistance est bien progressive le bruit du moteur présent mais assez discret. Je ne bloque pas la fourche et je laisse l'amortisseur volontairement en position ouverte pour privilégier la motricité sur ce chemin bien caillouteux. Même en mode Turbo la roue arrière reste bien collée au terrain. Un replat et je passe en mode Eco on sent que le vélo a de l'embonpoint difficile de faire décoller l'arrière sur les petites bosses. Ca remonte en courbe bien fermée j'analyse la réaction du bike par rapport aux sollicitations dans le lent, il faut s'adapter un peu à l'inertie mais avec la réserve de puissance ce n'est qu'une question d'habitude à prendre. Le juge de paix pour la motricité est juste face à moi c'est pentu il y a des caillases et c'est bien défoncé sur 40 m. J'appuie fort sur les pédales et je grimpe et là miracle ça passe ....mince ça doit bien faire 10 ans que j'ai pas réussi à la monter celle-là ! 
 
      
Confort et douceur sont bien au rendez-vous avec le moteur Bosch, l'écran de l'ordinateur de bord est bien lisible avec l'affichage de charge de la batterie, le programme d'assistance choisi et tout un tas d'autres infos utiles.
 
 
 
J'enchaine avec un beau single track avec des marches et des petites dalles toujours en montée, c'est un vrai jouet il n'y a qu'un endroit où je pose le pied par crainte de cogner le cadre. Dans le raid l'avant est très léger ça peut surprendre mais rien de catastrophique. J'engage la première descente sur un single avec un sol fuyant.  Le bike est un peu raide sur l'avant, la fourche Rockshox Révélation n'est pas rôdée, les freins Magura n'ont pas le mordant auquel je suis habitué passe encore pour l'avant mais l'arrière me semble un poil juste. Je remonte sur un petit sentier de 15 % à 20% sans forcer quand la pente faiblie j'enclenche le mode Turbo je pédale fort et ça commence à bien envoyer.
 
 
Une multitudes de détails de finitions axe AR renforcé, passage de cables intégré , poste de pilotage ergonomique, çà respire la qualité 
 
Le compteur affiche 23km/h et puis à 25km/h au dessus de cette vitesse  l'assistance se coupe. Deuxième descente sur un beau sentier bien propre à vitesse "normale" tout reste au beau fixe et je suis surpris de la facilité avec laquelle je négocie les épingles, hop un coup de Turbo en descente et là petite frayeur. J'ai un peu de mal à garder le cap quand je suis à pleine vitesse. L'angle de la fourche n'est certainement pas étranger à celà,  je calme le jeux et le vélo redevient sage ...bref le bike n'aime pas être brusqué. Après 1h30 de roulage je retourne à la boutique les batteries ont encore 1/3 d'autonomie, oups j'ai un peu abusé des piles.
 
Mes conclusions: Le Haibike est un All mountain très abouti, ce n'est pas une machine à claquer des chronos mais il vous facilitera la vie surtout en montée. Le prix de la machine 3499 € est contenu et le rapport prix équipement meilleur que la plupart des VAE que j'ai déjà testé.
 

Moteur

Bosch moteur central Classic+ 36 Volt, 250 Watt  

Batterie

Lithium Ion 36 Volt, 400 Wh  

Ecran

Bosch Intuvia  

Fourche

Rock Shox Revelation RL, Pushloc, Suspension: Dual Air, Amortissement: Motion Control, Débattement: 120-150mm, 1 1/8"  

Dérailleur arrière

Shimano SLX M 675 Shadow Plus, 10 V.  

Manette de dérailleur

Shimano Deore, SL-M 610, Rapidfire  

Pédalier

eQ Alu 38 dents  

Boîtier de pédalier

Bosch moteur central 36 Volt, 250 Watt  

Cassette

Shimano HG 62, 11-36 dents, 10 vit.  

Chaîne

Shimano HG 54  

Levier de frein

Magura MT 2, poignée réglable  

Frein avant

Magura MT 2, frein à disque hydraulique, 200mm  

Frein arrière

Magura MT 2, frein à disque hydraulique, 180mm Disc  

Pneus

Schwalbe Fat Albert, ts, 26x2,25, Presta  

Jantes

DT Swiss 466d Disc  

Moyeu avant

XLC Pro Disc, p. connect. 15mm  

Moyeu arrière

XLC Pro Disc, p. connect. 142/12mm  

Rayons

DT Swiss Champion, noir 2,0mm  

Guidon

eQ Lowriser Alu  

Poignées

Poignées vis XLC Sport  

Potence

eQ Alu, A-Head  

Jeu de direction

FSA SX, A-Head, semi intégré, 1 1/8" - 1 1/2"  

Selle

Xduro Light VTT  

Pédales

XLC VTT  

Amortisseur

Rock Shox Monarch RT3, Supension: air, Amortissement: huile  

Cadre

Aluminium 6061, hydroforced tubes, reversed angle Bosch-Interface, All Mountain  

Poids total

21,4 kg  
 
  
 
 


jeudi, 14 novembre 2013 07:53

Etude : l'entraînement Enduro VTT

A l’occasion du 8ème Séminaire des entraîneurs et Cadres Techniques de la Fédération Française de Cyclisme au CREPS de Bourges (les 8 et 9 novembre derniers), Claire Hassenfratz (la préparateur physique de Nicolas Lau, actuellement en doctorat), Gilles Ravier et Frédéric Grappe ont présenté leurs travaux. Voici les premiers résultats issus de la collaboration avec le pilote Alsacien.

Etude des réponses physiologiques et mécaniques en Enduro VTT.(Pdf)

 

 

Les deux créatrices suédoises ne cachent pas leur féminisme : "personne n'aurait pensé que des femmes puissent réaliser cette technologie" Combien de cyclistes rechignent à l'idée de porter un casque, préférant risquer leur vie plutôt que de supporter cette coque inconfortable, encombrante et, surtout, assez disgracieuse ? Pour eux, les Suédoises Anna Haupt et Terese Alstin ont mis au point un casque "invisible", fruit de sept ans de recherche pour leur thèse à l'école de l'Industrie du design de Lund. Cette invention, qui pourrait révolutionner la pratique du vélo en ville, a suscité l'intérêt de nombreux médias, dont le Telegraph. Persuadées que l'avenir appartient aux deux roues, les deux jeunes femmes apportent ainsi leur contribution à un débat qui a animé la Suède à la suite de l'introduction d'une loi qui a rendu obligatoire le port du casque de vélo aux enfants de moins de 15 ans. Le pays s'est alors vu partagé entre partisans et opposants d'un élargissement de cette loi aux adultes. "Cette solution révolutionnaire permet de protéger sa tête tout en donnant l'impression de n'avoir rien dessus", écrit le weblog Jalopnik. Car il ne s'agit bien que d'une impression, comme le montre le film "Le casque invisible" réalisé par Fredrik Gertten :

 

 


Koreus.com

La Fédération française de cyclotourisme accueille les maires de France au salon des Maires et des collectivités locales 2013

 

La Fédération française de cyclotourisme sera présente sur le salon des Maires et des collectivités locales qui se déroulera les 19, 20 et 21 novembre à Paris Porte de Versailles. La FFCT informera les maires et les collectivités sur les aménagements cyclables , le label « Ville vélotouristique » et son évolution, les Bases d’activité VTT de randonnée.

Un forum des conférences et des ateliers d'échange permettront d'arboder le thème « Tourisme et déplacements à vélo : les collectivités locales au cœur du développement ».

  • « Présentation du plan national vélo » par Dominique Lebrun, coordonnateur interministériel pour le développement de l’usage du vélo,
  • « Les itinéraires cyclables en France : lien d’avenir entre les territoires » par Camille Thomé, secrétaire générale de l’Association des départements et régions cyclables,
  • « Les aménagements et l’accueil pour le vélo dans les communes : quelles démarches pour réussir ? » par Jean-Michel Richefort, directeur technique national.

Quand on aime son vélo, on lui offre de jolis accessoires. (Photo Sara Dirringer)

Du hollandais vintage au fixie ultrabranché, en passant par le cargo utilitaire : la tribu des vélos ne cesse de s’agrandir à Strasbourg. Personnalisés à outrance, en fonction des besoins et des envies de leurs propriétaires, les biclous ont même leurs accessoires fashion dans les magasins. Pour éviter d’être une simple victime de la mode, une seule solution : mettre les mains dans le cambouis!

La scène se déroule à Strasbourg, en 2012. Deux midinettes bien mises échangent quelques mots devant leurs vélos à midi, avant de reprendre le cours de leurs vies de fashionistas. La première s’extasie sur la sonnette rose et lumineuse que sa copine a accrochée sur son guidon. Réponse de la seconde, une pointe de jalousie dans la voix :

« Tu es au courant pour Aurélie ? Elle a trouvé des pédales retractables pour son vélo. »

Cet échange est quasi surréaliste pour les cyclistes née avant 1980 où l'utilisation du vélo à Strasbourg était avant tout un acte écologique, pratique, bon pour la santé publique. Bref, tout sauf un accessoire de mode.

Les temps changent… et les vélos aussi. Mais est-ce au bénéfice du vélo ou à celui des industriels ? Les Strasbourgeois sont-ils victimes de la mode ?

Première étape : Bretz’selle

Chez Bretz'selle, on apprend à bricoler son vélo. (Photo David Rodrigues)

Une concentration de vélos sur le trottoir de la rue des Bouchers signale que la permanence de l’association Bretz’selle est ouverte au public. Cet atelier de réparation de vélo, ouvert depuis février 2011, vise à promouvoir la pratique du deux roues en formant les cyclistes à la mécanique. Un salarié et des bénévoles sont là pour guider les débutants et prodiguer conseils et outils aux 870 adhérents. De leur coté aussi, l’effet de mode fait des vagues :

« Bretz’selle fait partie de l’Heureux Cyclage, une fédération qui regroupe 52 ateliers en France. A Strasbourg, il y en a deux : nous et Vélostation, qui est situé au Neudorf. C’est un réseau qui est en plein développement : environ 10 ateliers le rejoignent chaque année. »

Patrick, bénévole de la première heure, confirme nos soupçons : le vélo est tendance. Mais les militants historiques, rejoints par des étudiants débrouillards, ont justement fondé ces deux ateliers de réparation pour que le vélo soit autre chose qu’un outil de consommation.

« Les gens viennent pour la plupart parce qu’ils ont une panne, un pneu crevé ou des freins qui ne marchent plus. Pour 60% ce sont des étudiants, 40 % des actifs et à peu près autant d’hommes que de femmes. Nous les aidons mais nous ne faisons pas à leur place. »

Bretz'selle vend des vélos d'occasion, sur lesquels il reste du travail à faire, à partir de 20 euros (Photo David Rodrigues)

Pour convaincre les cyclistes de réparer leur vélo eux-mêmes, Bretz’selle dispose de deux armes fatales : les apéros-démontage et la vente de vélos d’occasion à bricoler pour 20 à 40 euros pièce. Dans les deux cas, l’adhérant doit metter les main dans le cambouis avant de pouvoir rouler. Les vélos proviennent de dons de particuliers. Les vélos trouvés par la police ou la municipalité et non réclamés par leurs propriétaires finissent quant à eux chez Emmaüs, autre pourvoyeur de vélos d’occasion pour les Strasbourgeois.

Fabriquer son fixie

Les vélos Peugeot et autres antiquités de bonne facture sont de plus en plus populaires auprès des acheteurs-bricoleurs, nous révèle un rapide tour dans la cave de Bretz’selle. Les hipsters (version américaine et XXIe siècle du bobo) y trouvent la matière première à la fabrication de leur fixie, vélo de course à pignon fixe qui fait fureur dans les villes branchées d’Europe.

La mode est née dans les années 90 dans le milieu des livreurs à vélo de New York et de San Francisco. Sans freins mais avec un pignon fixe, qui permet de freiner en bloquant les roues, et un seul plateau, le fixie est ultra léger et adapté à la conduite sportive et aux slaloms entre les voitures. En 20 ans, le fixie est devenu tendance et s’achète maintenant tout fait plus qu’il ne se bricole. Cette mode urbaine a touché Strasbourg de plein fouet : les propriétaires de fixie se retrouvent en communauté sur le site de Fixie Strasbourg et organisent des sorties ou des matchs de bike-polo.

Certains ont fabriqué leur monture, d’autres pas. Mais tous la personnalisent à l’extrême, choisissant leurs pièces avec soin.

« C’est là qu’on va le plus délirer. Dans le cas d’une conversion vers un pignon fixe, il faut trouver les pièces qui vont avec les couleurs ou le style demandés. »

Yannick, chez Citizen Bike, pioche dans le répertoire infini des accessoires proposés par les fabriquants de vélo pour satisfaire les demandes très personnalisées de ses clients. Couleur, design, finition : on peut (presque) tout avoir si on y met les sous.

Vintage et utile : le vélo urbain par excellence. (Photo Sara Dirringer)

Mais mis à part le fixie, Yannick n’a pas senti de mode particulière déferler sur Strasbourg. Le signe de ces dernières années, ce serait plutôt une multiplication de demandes aussi uniques que les clients qui franchissent la porte. Une des tendances lourdes reste toutefois l’adaptation d’un vélo, souvent vendu comme un accessoire de sport, aux besoins de la ville : porte bébé, transport de marchandises, porte bagages.

Un vélo pour chacun

« L’accessorisation est plus importante à l’heure actuelle. Les gens sont prêts à investir dans du matériel qui est spécialement conçu pour leur vélo. Ils vont chercher à s’affirmer par le biais de leur vélo. Et les fabriquants suivent. De plus en plus de vélos sont déjà stylés à l’origine. »

Surtout, les fabriquants déclinent le vélo sous toutes ses formes : alors que le fixie focalisait l’attention des hipsters, le vélo hollandais à la papa, avec sacoche en cuir et selle confortable, a séduit les urbains plus âgés, tandis que le vélo-cargo venu de Hollande commence à convaincre les familles et les transporteurs.

Le vélo cargo est en plein développement car il transporte famille et/ou matériel. (Photo David Rodrigues)

Résultat : il y en a pour tous les goûts et pour toutes les couleurs, à des prix qui restent toutefois élevés, avec 1 500 euros en moyenne pour un biporteur.  Il n’empêche, le vélo colle aux besoins et au style des cyclistes d’aujourd’hui, au point  de devenir aussi personnel que le téléphone portable. Chez Tomahawk, un transporteur de marchandises à vélo strasbourgeois, chacun des coursiers choisit sa monture.

« Ce sont nos vélos mais l’entreprise nous paie les réparations. Il y a pas mal de maniaques avec des conceptions très différentes du vélo, donc ils ont préféré nous laisser nos vélos. Moi par exemple, je n’aime pas les guidons droits, je préfère un guidon de course. »

Daniel, coursier chez Tomahawk, arrive à livrer du matériel médical à des laboratoires en vélo couché, une autre star en plein développement à Strasbourg. Jean-Luc Kaeuffer en propose à l’essai dans son magasin de la rue des Soeurs, Rustine et Burette. Cet ancien ingénieur aéronautique a quitté Toulouse pour monter ce projet de magasin-atelier, un « rêve d’enfant » réalisé il y a à peine trois mois. Il croit dur comme fer à l’avenir du vélo, « sous toutes ses formes« .

Jean-Luc Kaeuffer a ouvert son magasin-atelier il y a trois mois, rue des Soeurs. (Photo Sara Dirringer)

« Le vélo est une vraie niche, plein de gens cherchent à le faire évoluer. Un vélo est un moyen de transport, un joli objet utilitaire. Il faut changer cette mentalité en France qui fait que lorsqu’un vélo ne marche plus, on le jette. Le vélo est comme un véhicule qui s’entretient et qui peut se garder longtemps »

Et jusqu’à présent, Jean -Luc Kaeuffer est satisfait : les Strasbourgeois lui achètent surtout des pièces, pour réparer leurs vieux vélos.

« Ils veulent d’abord aller au moins cher. Puis c’est l’originalité qui prime, il faut que ce soit joli. »

Accessoires : acheter ou fouiller dans son grenier ?

Ceux qui ne sont pas prêts à investir 1 000 euros dans un vélo stylé se rabattent sur le sac à fleurs multicolores ou sur la sonnette délirante, comme ces classiques trouvés dans la boutique Pylônes, nouvellement installée rue des Hallebardes à Strasbourg.

Sonnettes flashy pour personnaliser son guidon : même les boutiques de design s'y mettent. (Photo Sara Dirringer)

Sur internet – le site chain reaction semble remporter pas mal de suffrages – les possibilités sont infinies du côté des fabriquants asiatiques, qui proposent des phares solaires en forme de tête de mort ou qui déclinent tous les animaux sous forme de sonnette, si l’envie vous prend de faire « meuh » quand vous dépassez.
Accessoire mode, le vélo est donc devenu une nouvelle porte d’accès à nos portefeuilles. Mais pour rester chic sans choquer son banquier, rien n’est aussi efficace que le recyclage de vieux accessoires trouvés dans le grenier de la grand-mère ou dans la grange parentale : une vieille sacoche en cuir cabossée peut se cirer et se restaurer pour devenir vintage, une vieille sonnette se repeindre pour devenir fashion. Les moyens ne manquent donc pas d’affirmer sa personnalité à vélo puisqu’il est devenu chic de pédaler.

Le chic c’est d’être soi

Sur Strasbourg Cycle Chic, un photographe diffuse des photos de cyclistes prises à la volée dans les rues. Le projet a débuté à Copenhague avant d’essaimer partout dans le monde : Londres, New York, Amsterdam…et Strasbourg. En prenant des clichés de cyclistes chics en ville, les photographes souhaitent vanter « une pratique quotidienne et naturelle du vélo urbain alliant style et élégance », peut-on lire sur le site de Strasbourg Cycle Chic.
Le chic s’entend donc ici avant tout comme une affirmation de sa personnalité à travers son moyen de transport quotidien, le vélo. Le militantisme se fait ici plutôt artistique.

Benjamin Schluck, artiste strasbourgeois qui a lancé le mouvement des vélos-fous à Strasbourg, fabrique un vélo pour transporter ses trois enfants. (Photo DR)

Le vélo peut donc être sage ou pratique. Mais il a aussi le droit d’être fou, comme les idées de Nicolas, grand pourvoyeur de tall-bikes, ces vélos plus hauts que la moyenne, ou Benjamin Schluck, ancien élève des Arts Décos qui a lancé la mode des tall-bikes dans les années 90 à Strasbourg. A cette époque, que les moins de trente ans ne peuvent pas connaître, les seuls vélos un peu différents des autres à Strasbourg étaient chevauchés par un groupe d’étudiants en Arts Déco et en Arts Plastiques. Fabriqués et soudés à partir de vieux vélos, colorés, ils étaient plus hauts que la moyenne. Après quelques années d’exil, Benjamin est revenu en Alsace :

« En revenant à Strasbourg, j’ai remarqué qu’ici les vélos sont tous des vélos personnalisés, avec beaucoup de récupération. C’est un mouvement auquel j’ai l’impression d’appartenir et dont je suis très fier. »

Avant d’être chic, Strasbourg avait donc déjà la fibre artistique. Et dans leurs délires de customisation, les cyclistes Strasbourgeois n’atteignent jamais le degré d’inutilité qui fait tant rire dans le tuning de voitures.

Pourvu que ça dure.

Rédaction - Rue 89

Voici le détail des étapes du Tour de France 2014 en Alsace. Les pros et les amateurs seront certainement nombreux à venir s'étalonner sur les étapes "Vosgienne" avant le Tour de France.

Gérardmer – Mulhouse (166 km)

Itinéraire proposé à validation des services administratifs compétents :

VOSGES. Gérarmer (départ réel D417 à 13 h 20, caravane à 11 h 30), Xonrupt-Longemer, Col de la Schlucht (km 11,5), Le Valtin.

HAUT-RHIN. Station du Lac Blanc (km 24), carrefour D148/D48 II, Pairis, Orbey (D48 II/D48), Les Basses Huttes, col du Wettstein (km 41), carrefour D48 II/D 11 VI), collet du Linge (km43,5), Giragoutte, carrefour D11 VI/D11, Les Evaux, Trois-Epis, carrefour D11/D10, Turckheim, carrefour D10F/D417, passage à niveau, Saint-Gilles, côte des Cinq Châteaux (km70), Husseren-les-Châteaux, Voegtligshoffen, Obermorschwihr, Herrlisheim-près-Colmar, Hatstatt, carrefour D1 XI/D1 V, couvent Saint-Marc, côte de Gueberschwihr (km86), Osenbuhr, carrefour D1V/D40, Osenbach, Wintzfelden, Soultzmatt, carrefour D40 III/D40, Gauchmatt, col du Bannstein (km 100, non répertorié au classement de la montagne), Schweighouse, carrefour D40/D40 I, Lautenbach, carrefour D429/D40 IV, Linthal, lac de la Lauch, Le Markstein (km120), Le Grand-Ballon (km 127), col Amic (km 133,5), Vieil-Armand , Uffholftz, Cernay, carrefour D2/D2 bis, Wittelsheim, Richwiller, Pfastatt, Mulhouse (Parc des Expositions, arrivée vers 17 h 30).

Mulhouse – La Planche des Belles Filles (161,5 km)

Itinéraire proposé à validation des services administratifs compétents :

HAUT-RHIN. Mulhouse (départ fictif au palais des Sports, réel D20 à 13 h 15, caravane à 11 h 15), Ensisheim, Ungersheim, Raedersheim, Merxheim, Gundolsheim, carrefour D15//D18 bis, Westhalten, Soultzmatt, Osenbach, col du Firstplan (km 30,5), carrefour D40/D30, Soultzbach-les-Bains, passage à niveau, carrefour D43/D417, Muehlele, Munster, Luttenbach-près-Munster, passage à niveau, Petit Ballon (km 54,5), Sondernach, carrefour VC/D27, col du Platzerwasel (km 72), Le Breitfirst (km 74,5), Markstein (km 78,5), Le Treh, (D27), Lac de Kruth-Wildenstein (km 94), Kruth, Werschmatt, col d’Oderen (km 104).

VOSGES. Ventron, Les Malcostes, col du Ménil (km 114, non répertorié au classement de la montagne), Le Ménil, Le Thillot, col des Croix (km 125,5).

HAUTE-SAÔNE. Les Grands Champs, Servance, carrefour D486/D133, Les Forges, Miellin, col des Chevrères (km 144), Belfahy, carrefour D98/D97, Plancher-Bas, Planche-les-Mines, carrefour D16/D16E, La Planche des Belles Filles (km 161, 5, arrivée vers 17 h 30).

Nills et Nuss ont signé une superbe vidéo "Fly little Boy" qui a remporté tous les suffrages lors de la soirée de projection "Ride in Vosges" au Casino de Gérardmer. La musique est signé Echomatic. Le niveau des réalisations a progressé au fil des années et on s'en réjouit. N'oublions pas que l'initiative de ce concour est a mettre au crédit de l'association Velotekiero, des bénévoles passionné de ride et amoureux des Vosges.