Lucky

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Pour ranger ou garer son vélo, il existe plein de solutions :

- Les racks à vélo... mais on abîme souvent son vélo et ce n'est pas hyper sécurisant;

- Les crochets pour suspendre son vélo... mais on peut vite se faire mal au dos;

- Les plots pour vélo... mais la sécurité est proche de zéro;

- les box pour vélo... mais c'est encore très rare d'en voir en ville;

Max Revil Portrait
 
 

On a donc cherché une innovation dans ce domaine et nous avons découvert Parkis. Ce système nous a paru assez ingénieux. Nous avons donc sollicité Max Revil, co-fondateur de Hakken Equipement, pour un entretien centré sur ce produit. De nouveau, cet article n'est pas sponsorisé. L'histoire de la conception d'un produit destiné aux cyclistes nous intéresse vraiment. Découvrez celle de Parkis.

 
 

QUI A FONDÉ HAKKEN EQUIPMENTS ET QUAND AVEZ-VOUS DÉMARRÉ CETTE AVENTURE ?

Nous sommes 2 associés a avoir créé Hakken Equipements en mai 2019. Hakken qui signifie "La découverte" en Japonais représente bien notre état d'esprit qui est de chercher des équipements et des solutions originales et pratiques pour nos clients!

C’est lors d’une journée sur la mobilité à Vienne que nous avons rencontré des entrepreneurs travaillant dans les mobilités douces et qui souhaitaient des solutions permettant d’optimiser le rangement de leurs vélos. Nous avons adhéré à leur idée et nous avons trouvé le système Parkis dont le principe est tout simplement génial ! Système que nous distribuons pour la France. Nous avons depuis créé une activité liée à la mobilité "hakkenmobility.com".

parking velo occasion
 
 

ET QUELLE EST L’HISTOIRE DE PARKIS ?

Vygantas, l’inventeur, est un passionné qui allait au travail tous les jours à vélo. Le seul endroit où il pouvait laisser son vélo, c’était dans son bureau, et ce n’était pas forcément pratique pour y bouger ! C’est en regardant un système mécanique industriel qu’il a eu l’idée du Parkis. Après avoir trouvé des fonds, il s’est lancé dans le développement de ce système !

 

Le problème résolu avec Parkis :  c’est le rangement des vélos dans des espaces d’intérieur, sans forcer et sans risquer de l’abimer, le tout avec style !

Parking souterrain velo occasion
 
 

POUVEZ VOUS NOUS EN DIRE PLUS SUR VOTRE PRODUIT ET EN QUOI EST-IL INNOVANT PAR RAPPORT À CE QUI EXISTE DÉJÀ SUR LE MARCHÉ ?

Le produit est super simple à utiliser. Il n’y a pas de mouvement compliqué à réalisé sur le vélo pour le ranger. Rien de déroutant pour le cycliste souhaitant garer son vélo d'occasion. On peut ranger son vélo à une main et il lève sans problème des vélos électriques jusqu’à 35kg.

 
 

QUELLES ONT ÉTÉ LES GRANDES ÉTAPES DE CONCEPTION DE PARKIS ?

L’idée est née en 2014, en observant un système de déclenchement mécanique sur une chaine de production.

En 2015 il a fait le premier prototype fonctionnel. En 2016, le deuxième proto avec un design proche de l’original est apparu et les tests de durabilité ont débutés et ont été concluant. La première présérie a suivi presque tout de suite.

C’est finalement début 2017 que les premières ventes ont commencé et que la société a été lancée, soit 3 ans après l’idée originale. Les Awards de l’innovation sont arrivés très vite pour ce produit très innovant et faisant l’objet d’un brevet.

BYCS

We are an Amsterdam-based social enterprise driven by the belief that bicycles transform cities and cities transform the world. We work internationally with businesses, governments, non-profits and civil society to initiate and scale breakthrough ideas around cycling.

Nous pensons qu'une invention vieille de 200 ans est un catalyseur fondamental du progrès humain et de régénération planétaire. Depuis nos débuts il y a quatre ans, nous avons opéré dans un cadre d'urgence, et cette année difficile n'a fait que renforcer notre conviction qu'un changement radical dans la façon dont nous nous déplaçons dans nos villes est essentiel pour faire ils sont prêts pour l’avenir. Plus que jamais, nous pensons que le vélo fait partie des les solutions les plus simples à certains de nos défis urbains les plus complexes et un point de départ point pour guérir notre planète, augmenter la résilience de nos communautés et renforcer la santé de nos sociétés.

2020 restera dans les mémoires comme une année de cyclisme. Des villes du monde entier ont promu

Une politique pro-cyclistes pour accompagner son adoption forte et spontanée par les habitants pour se déplacer en toute sécurité et confortablement pendant la pandémie. En Europe plus d'un milliard d'euros a été investis dans les infrastructures cyclables. Le boom du cyclisme nous a donné un aperçu de l'avenir urbain sur lequel nous travaillons cela a décuplé notre ardeur à créer un changement de paradigme au niveau mondial.

 

Territoire à mobilité inclusive TAMI vous trouverez ci dessous 3 rediffusion de webinaires "Tous Mobile" pour comprendre les enjeux de la mobilités solidaire. Etude des démarches pour faire une évaluation des impacts sur un territoire entre les différents acteurs. Des outils de bonnes pratiques, information sur les financement possible, pour appliqué la LOM et adapter en pratique les besoins des territoires. Une aculturation des collectvités et des partenaires pour dévelloper la mobilité qui ne se résume au seul dévellopement des transports.

Episode 1

Episode 2

 

Episode 3

 

Réparer son vélo soi-même en bénéficiant de conseils d’experts passionnés. C’est l’essence de l’association Les Poto’cyclettes, qui propose des ateliers d’autoréparation de vélos tout au long de l’année.

« Tu utilises de l’huile ou de la graisse pour ta chaîne ? Attention, ta fourche est tordue, il faudra penser à la changer… » Au fond de la cour de la Maison des familles de Caritas, des passionnés de vélo partagent leur savoir-faire et leurs meilleurs conseils à tous ceux qui veulent se remettre en selle. C’est là, au 11, rue du Puits, que l’association Les Poto’cyclettes a installé son QG en 2018. « L’association existe depuis 2016, confie Cécile Germain-Ecuer, membre du CA et fondatrice de l’association. On s’était dit que ce serait pas mal d’avoir un atelier d’autoréparation de vélos. A Mulhouse, il y a beaucoup de gens qui ont un vélo, sans avoir le matériel ou le savoir-faire pour l’entretenir… »

Christophe SchmittL’idée des Poto’cyclettes : apprendre à faire soi-même en bénéficiant des conseils des bénévoles de l’association.

Pour lire la suite cliquer le lien M+

Mulhouse rejoint Strasbourg en zone grise et exclue de fait les entreprises et les établissements scolaire présent sur son territoire du challenge "J'y vais" soutenu par  le Grand'Est.

La communauté des cyclistes présent au sein des entreprises de la m2A, qui souhaitaient relever le défis "J'y vais ", ont eu la mauvaise surprise de découvrir qu'ils ne pourraient pas défendre leur titre ou concourir au défis qui débutera le  17 mai prochain et sera cloturer le 6 juin..

Les communes ou plutôt certain élus de Mulhouse Alsace Agglomération ont  pour des raisons qui relève sans doute plus de l'egocentrisme que de l'intérêt collectif, souhaités organiser leur propre challenge. C'est vrai que de son Strasbourg etson agglomération si souvent cité en exemple dans le milieu de la mobilité urbaine au niveau national joue aussi sa prude et ne souhaite pas partager cette ora national ...!  Une fois encore l'esprit des états unis d'Alsace ( CEA ) passe au second plan à croire qu'on ne respire pas le même air. 

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L'apprentissage du vélo est une étape importante dans la vie de l’enfant. Cela lui permet de développer son sens de l'équilibre et son autonomie. C'est un passage obligé et une étape importante car savoir rouler à vélo ne s'oublie pas une fois que c’est acquis !
En tant que parent, vous
n'avez peut-être que très peu de temps à consacrer à votre enfant, vous manquez de place chez vous pour rouler en sécurité, vous ne savez pas comment vous y prendre avec votre enfant ou peut-être que, simplement, vous n'avez pas de vélo !

C'est pour toutes ces raisons que j’ai développé une offre de stages spécialisés dans l'apprentissage du vélo sans les roulettes d'appoints au sein de la Vélo-École d’Alsace-Vélo. Après le stage l’enfants âgés entre 4 et 7 est capable de rouler de manière autonome en milieu sécurisé sur un parcours mettant en jeux l’équilibre, la motricité et la conduite (trajectoire complexe).

Le coût du stage est de 50€ par enfant. Si à l’issue de ce stage (4 séances) votre enfant ne parvient pas à effectuer le parcours à vélo je vous rembourse !

Information et réservation : +33 (0)6 52 46 5038 ou Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Calendrier des formations proposés par la Vélo Ecole "Alsace-Vélo"

IMG8701L’association mulhousienne « En avant les Amazones », constituée de femmes touchées par le cancer du sein a fait appel à la nouvelle Vélo-École d’Alsace-Vélo basé à Riedisheim pour organiser une première évaluation d’une dizaine de membres qui sont susceptibles de participer au défit vélo qui sera organisé par l’équipe d’Alice Tron de Bouchony en septembre de cette année. 


JL: C'est a Bourget-du-Lac lors de la projection "Les battantes " , en présence des femmes touchées par cette maladie, que j'ai pour la première fois pris conscience du rôle primordial que jouais la reprise d'activité sportive et les bienfaits du vélo pour ces femmes.

A mon retour de cette formation avec la FUB en novembre  2019 (Fédération des Usagers de la Bicyclette) j'ai contacté Alice et nous avons pu échanger rapidement sur les besoins de l'association. Fin 2020 j'ai proposé de profiter de l'opération "Coup de pouce vélo " remise en selle qui se déroulait jusque fin mars 2021 pour financer l'opération, mais pour des raisons de disponibilité réciproque nous avons finalement convenu de repousser l'évaluation vélo au samedi 24 avril , un bon choix au regard de la météo par rapport au mois de mars.

L'évaluation s’est déroulée sur la piste de sécurité routière et dans les rues de la ville de Riedisheim.

Avant de s’élancer sur les parcours de maniabilité et de sécurité routière, Jean-Luc  Alsace-Vélo a proposé d’apprendre à effectuer le réglage du casque (1) avec une méthode simple et éprouvée et un check rapide des points de sécurité des vélos.

Le contrôle rapide des vélos effectué en moins de 2 mn a permis aux participantes de détecter elles-mêmes quelques pannes : pneus sous gonflés, freins peu efficients et même une roue avant mal attachée à la fourche !

Le parcours de maniabilité a permis d’évaluer l’aisance de l’ensemble des femmes. JL: "Le niveau de maîtrise du vélo des participantes était correct. Elles ont pu néanmoins se rendre compte qu’elles avaient quelques lacunes qui seront à gommer". Parmi les classiques petits défauts relevé par Jean-Luc : le manque d’anticipation, de signal adapté et efficace lors des changements de direction. Autre oubli récurrent la prise d’informations vers l’arrière dans des situations telles que les rétrécissements de chaussée, les tournes à gauche, les zones d’insertion, etc…bref des situations où le ou la cycliste est à l’origine de l’accident.

L’évaluation en circulation dans les rues de Riedisheim a permis de mettre d'emblé en pratique les conseils collectifs prodigués par l’éducateur vélo école d'Alsace-Vélo . Cette sortie en groupe restreint a été l'occasion d’expérimenter en circulation apaisée le déplacement en formation « file indienne » et « minibus » ce qui n'est pas une sinécure pour des novices du déplacement en peloton.

À l’issue de cette séance, toutes les participantes se sont vu remettre un livret « Faire du vélo en milieu urbain » édité par la FUB (Fédération des Usagers de la Bicyclette).

Une nouvelle séance sera organisée courant mai pour permettre aux membres d"En avant les  Amazones » qui n’ont pas pu participer pour cause de limitation de déplacement de bénéficier de la même évaluation.

Le Président de l’association, Marc Puygrenier:  "Cette séance a été une bonne piqure de rappel sur les règles de circulation et le code de la route qui s’applique aussi aux cyclistes".

« Roulez en sécurité et plaisir du vélo seul ou en groupe n’est pas antinomique. » n'hésitez pas à faire appel à la vélo - école  Alsace-Vélo.  

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. - 0652465038    

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Retrouvé l'article et les photos dans la presse régionale :     DNA       L'Alsace          Diaporama - Karine Dautel

(1) La grande majorité du public n’a jamais appris à régler correctement un casque et pour cause même les professionnels qui vendent cet équipement de sécurité ont quelques fois du mal à conseiller les clients sur le choix du casque en fonction de la pratique et proposent rarement de régler le casque avec la bonne méthode. Un réglage mal adapté peut cependant réduire à néant l’efficacité de cet équipement de sécurité.

 

A l’heure où le seul périmètre de déplacement autorisé ne dépasse pas les 10 kilomètres autour de chez soi, Jérôme Zindy, lui, voit plus grand. Voilà des mois que ce natif de Mulhouse prépare un périple de "100 kilomètres autour de Strasbourg".

https://twitter.com/MulhouseAgglo/status/1387074375711592457?s=20

L’histoire est née d’une prise de conscience : comment voyager sans impacter le climat ? Une question qui peut paraître anodine mais quand elle se met à trotter dans la tête d’un passionné de voyage, qui a déjà pas mal bourlingué dans le monde entier, c’est que l’heure est grave.

"A la sortie du premier confinement au printemps 2020", se souvient Jérôme Zindy, "on n’avait pas le droit d’aller au-delà de 100 kilomètres. Il y avait un défi à relever. Pourquoi ne pas partir à l’aventure dans ce fameux rayon de 100 kilomètres".

D’abord la Provence

L'Alsacien, basé aujourd'hui dans le Vaucluse, voulait se prouver que l’on pouvait vivre une belle aventure autour d’Avignon dans ce fameux périmètre contraint des 100 kilomètres.

Embarquant un de ses amis réalisateurs, Bertrand Charron, il part à bord d’un vélo, mais pas n’importe lequel. Il s’agit d’un prototype imaginé par Guillaume Devot, installé à Istres et spécialisé dans l’électrification des vélos : "C’est un tandem totalement transformé. Il me suffit de choisir le bon niveau d’assistance, le moteur électrique fait le reste et me permet de pédaler sans effort. Inutile d’être un grand sportif, ça rend le voyage à vélo accessible au plus grand nombre. La batterie est rechargée grâce à un panneau solaire de 110 watts et par le frein moteur qui recréé de l’énergie à la descente. Malgré les 75 kilos du vélo et des bagages, je peux rouler 80 kms en totale autonomie".

"En 12 jours, j’ai fait 700 bornes. Ça a été l’un des plus beaux voyages de ma vie. J’ai en mémoire des rencontres magnifiques. Je me suis perdu sur les pistes de Camargue où j’avais l’impression d’être en Argentine. Les forêts de cèdres du Lubéron m’ont rappelé le Maroc. Bref, c’était extraordinaire". Les deux hommes racontent leurs aventures et leurs rencontres en images sur les réseaux sociaux. Et ça marche…enfin, ça roule.
 

Ensuite l’Alsace

Portés par ces retours enthousiastes, Jérôme Zindy et son compère remettent le couvert, mais cette fois-ci en Alsace, sa région natale. L’équipe s’est étoffée : "Il y aura Nicolas Jahan, photographe, Olivier Laurenti, monteur, Adrien Piquera, attaché de presse, Hélène Clémenson, en charge des partenariats et de la communication. Tout le monde à vélo, sauf Hélène et le monteur qui seront en voiture électrique ".

Le message, quant à lui, est plus que jamais d’actualité. En cette période de crise sanitaire et climatique, Jérôme Zindy et son équipe veulent promouvoir la mobilité douce tout en valorisant les productions locales et les territoires, sans oublier pour autant les gestes barrières. L’aventurier et ses comparses se feront tester tous les 15 jours. Les interviews des producteurs locaux s’accompagneront d’un protocole sanitaire strict. 

La feuille de route prévoit 23 étapes. Le départ est prévu le 25 avril à Strasbourg. Jérôme Zindy longera le Rhin, en profitera pour aller à la rencontre du dernier pêcheur du Rhin. Direction ensuite le Sundgau, Mulhouse, Colmar où il rejoindra Nicolas Rieffel, cuisinier autodidacte, sommelier et candidat Masterchef. Laetitia Bléger, Miss France 2004, l’attendra pour une séance de sport au milieu des vignobles. La suite reste bien sûr à écrire au fil de la route et des rencontres. 

 

Le vélo, vecteur de rencontres

Traverser les paysages avec un engin pareil ne passe pas inaperçu. Au fil de ces étapes provençales, Jérôme Zindy a remarqué "qu’arriver à vélo quelque part multiplie et facilite les contacts et les échanges. Les gens vous arrêtent, vous posent des questions. Tout est simple ".

Les annonces de reconfinement d’Emmanuel Macron du mercredi 31 mars 2021 ne devraient pas bouleverser le programme. Oui, le commun des mortels ne pourra pas se déplacer au-delà des 10 kilomètres réglementaires. En revanche, le tournage de cette aventure est couvert par une attestation de déplacement professionnel en bonne et due forme.

De Strasbourg au Sundgau, en passant par le massif vosgien et la traversée du vignoble, Jérôme Zindy prévoit de faire 23 étapes.
De Strasbourg au Sundgau, en passant par le massif vosgien et la traversée du vignoble, Jérôme Zindy prévoit de faire 23 étapes. • © Nicolas Jahan / Les Aventuriers

Pour ce voyageur invétéré, le Covid lui aura permis de réaliser que l’on peut voyager sans aller au bout du monde. Sans prendre l'avion. L’aventure est dans le trajet. C'est simple comme un coup de pédale.
 

 
 

 

Dans une société ou la pratique du vélo est à tord présenté comme un sport d'homme et une activité à risque,  On oublie malheureusement  qu'aujourd'hui comme hier le vélo est avant tous un formidable moyen pour permettre aux femmes de (re)trouver leur indépendance et une certaine liberté.

                                                     LJL "Vélo Ecole" Alsace Vélo

 

Le rôle du vélo pour l’émancipation des femmes est considéré comme particulièrement important.


C’est en raison tout d’abord de la liberté de mouvement qu’elles acquièrent grâce à lui dès la fin du XIXe siècle (Bertz, 1900) et ceci malgré les normes dominantes et de très fortes réticences : « le vélo est individuel et échappe au contrôle.
Il permet de circuler sans contrainte dans tout un territoire proche, c'est dire s'il paraît dangereux pour le système patriarcal et incroyablement libérateur pour les femmes » (Paquot, 2009, p. 46). Le vélo rend possible de parcourir des distances bien plus grandes que la marche et donne aux femmes l’opportunité de « sortir de leur isolement, d’élargir leurs horizons géographiques et sociaux » (Héran, 2014, p. 31).

La pratique du vélo amène aussi les femmes à réclamer l’abandon des habits traditionnels (comme le corset) pour un code vestimentaire offrant une plus grande liberté de mouvement. Selon Aronson, « l’effet de la bicyclette sur les vêtements féminins a été réellement révolutionnaire – en deux ou trois ans la bicyclette a offert à la femme américaine la liberté d’habillement que les réformatrices avaient recherché pendant des générations » (Aronson, 1952, p. 308)

Lien sur le même sujet ici

Barbara Pompili, ministre la Transition écologique, Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale, de la Jeunesse et des Sports, Jean-Baptiste Djebbari, ministre délégué chargé des Transports et Roxana Maracineanu, ministre déléguée chargée des Sports, lancent un programme de 21 millions d’euros baptisé « Génération vélo » pour déployer l’apprentissage du vélo des enfants de 6 à 11 ans.

Et si la France devenait (enfin) un pays à forte culture vélo ? C’est l’objectif du gouvernement français qui, en lançant “Génération vélo”, souhaite tripler son utilisation d’ici 2024, en passant de 3 à 9 % du total des déplacements quotidiens des Français. Moyen de transport pratique et aussi bon pour la santé que pour l’environnement, le vélo a tous les atouts pour devenir le moyen de transport privilégié des enfants et donc de ces futurs adultes.

Pour parvenir à tripler l’utilisation de la bicyclette, le programme « Savoir rouler à vélo » oeuvre pour que tous les enfants de 6 à 11 ans deviennent autonomes à vélo, notamment pour aller au collège en toute sécurité. « Le programme a été lancé par Edouard Philippe en janvier 2018 et nous n’avons réussi à former que 16.000 enfants, alors que nous voulons en former à terme 850.000 » nous a expliqué Olivier Schneider, Président de la Fédération française des usagers de la bicyclette (FUB).

Génération vélo Gouvernement France Ecolosport

Un plan à 21 million d’euros

En encourageant sa pratique, le plan « Génération vélo » permet de développer la mobilité douce et active, notamment nécessaire à la lutte contre le réchauffement climatique.

Pour intensifier son déploiement, le Gouvernement a décidé de consacrer 21 millions d’euros, soutenu par le dispositif des certificats d’économie d’énergie, en accompagnement des communes et des structures accueillant des enfants. Ce programme porté par la Fédération française des Usagers de la Bicyclette a notamment pour objectifs de former plus de 6.000 intervenants et accompagnants pour assurer la formation des enfants ; et de participer financièrement aux interventions pour accompagner jusqu’à 850.000 enfants vers l’usage du vélo en toute autonomie, soit l’équivalent d’une classe d’âge.

Ce financement de 21 millions d’euros sera accessible aux acteurs territoriaux qui souhaitent mettre en place ce projet, comme les établissements scolaires, qui seront « démarchés de manière proactive » précise Olivier Schneider.« Nous voulons leur expliquer les leviers qu’ils peuvent avoir et les acteurs du territoire qui peuvent intervenir dans leur établissement. »

Savoir pédaler, savoir circuler, savoir rouler à vélo

En une dizaine d’heures, le projet permet aux enfants de 6 à 11 ans de devenir autonome à vélo, de pratiquer quotidiennement une activité physique, et de se déplacer de manière écologique et économique.

Trois étapes sont nécessaires pour les enfants : savoir pédaler et maîtriser les fondamentaux du vélo, en acquérant un bon équilibre et une bonne conduite ; savoir circuler et découvrir la mobilité à vélo en milieu sécurisé, savoir rouler en groupe, communiquer pour informer les autres d’une volonté de changer de direction, et découvrir les panneaux du code de la route ; et enfin savoir rouler à vélo, circuler en situation réelle, apprendre à rouler en autonomie sur la voie publique et à s’approprier les différents espaces de pratique.

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