Lucky

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Un événement VTT Mondial se déroulera sur le Massif Vosgien en 2018. Rassurez vous c'est du côté Vosgien à La Bresse les 24/25/26 août que les pilotes VTT XC - DH, les médias et le public venu du monde entier afflueront. Rien de semblable en Alsace notamment dans la Vallée de Saint-Amarin où on se paye le luxe de refuser l'organisation d'une manche Enduro World Series avec des milliers d'Euros de retombés économique sous prétexte qu'on risque de déranger le gibier ....Euh mesdames messieurs les élus à un moment donné faut faire un choix ...relancer l'économie locale autour d'une activité de loisir ou assurer des tableaux de chasse pour quelques friqués.

jeudi, 16 novembre 2017 20:18

Benur : faire du vélo en fauteuil roulant

Pour les personnes en fauteuil roulant, la façon la plus courante pour faire du vélo est d'utiliser des handbikes, ces tricycles où les utilisateurs pédalent avec les bras. Mais ils présentent deux gros obstacles : la personne en mobilité réduite doit se transférer de sa chaise au vélo et puis une fois dessus, elle ne peut rien faire d'autre puisqu'elle n'a plus son fauteuil avec soi. Deux problèmes que tente de résoudre ce tricycle. Benur dispose d'un système de rampe électrique qui s'abaisse et qui permet de monter avec le fauteuil roulant directement dans le vélo et ensuite d'avancer en utilisant le "maindalier", le pédalier pour les mains, le tout avec une assistance électrique bien sûr.

Son concepteur, Joseph Mignozzi, passionné de vélo, a eu un accident de moto qui l'a immobilisé pendant deux ans. Mais pas question pour ce quadragénaire d'arrêter pour autant de rouler. Il a donc bricolé pendant 3 mois dans son garage son premier prototype pour ainsi retrouver un peu d'autonomie et arpenter à nouveau les pistes cyclables de l'hexagone.

Benur sera disponible dans quelques mois et coûtera entre 5 et 8 000 euros. Bien sûr, il est commercialisé auprès des particuliers mais c'est un budget important. La cible c'est donc plutôt les collectivités locales ou les offices de tourisme. Joseph Mignozzi multiplie les contacts en ce moment pour que des villes, des parcs, des sites touristiques proposent des Benurs en location en libre-service comme c'est le cas pour les vélos classiques. Un premier partenariat vient d'ailleurs d'être signé avec la ViaRhôna. Au printemps, des Benurs commenceront à être disponibles sur les tronçons les plus touristiques de l'itinéraire vélo de 800 kilomètres qui longe le Rhône du Lac Léman à la Méditerranée.

 

le voyage de Bénur from MonShareVelo on Vimeo.

 

Le Club Vosgien de Masevaux avait fait paraitre un article à charge contre le VTT dans la presse régionale (DNA du 16 mai 2017, édition de Thann). Les dirigeants de la section de Masevaux  constataient la « dégradation des sentiers et lançait un appel à en assumer les conséquences… »

Les trois représentants de MBF massif des Vosges Jonathan Choulet, David  Keller (référent secteur Vallée de la Doller)  et Jean-Luc Lehmann ( référent secteur Vallée de la Thur)  ont rencontré le 9 octobre 2017 le Président Monsieur Hirth et  l'équipe dirigeante de la section du Club Vosgien de Masevaux ainsi que Monsieur Peter délégué départemental du Club Vosgien à la protection de la nature et du patrimoine.

 

Après un rapide tour de table de salutations, nous présentons l’antenne locale de la Mountain Bikers Fondation. Immédiatement, le délégué départemental du Club Vosgien remet en question notre légitimité. Il réclame nos statuts. Nous expliquons que la MBF est reconnue d’intérêt général et agrée par l’État.

Ce rappel étant fait, nous tentons d’obtenir des explications sur les inquiétudes de la Section du Club Vosgien de Masevaux fort de 330 membres qui assure un formidable travail d’entretien et de balisage des sentiers parcourant cette vallée. Mais le Président ne parvient pas à s’exprimer, coupé sans arrêt par son responsable départemental. Finalement Monsieur Peter qui semble très influent dans la structure fédérative du Club Vosgien nous demande de « reconnaître » avant toutes choses notre « illégalité » sur « ses » sentiers.

Cela vire à l’ultimatum : Les représentants du Club Vosgien menacent de quitter la réunion tout juste commencée si nous ne cédons pas sur ce point de notre droit à circuler sur les sentiers.

 

Sans se désemparer et toujours avec courtoisie, nous effectuons un rappel des textes et codes en vigueur en milieu naturel, ces derniers ne nous classant pas comme véhicule (terme juridique sans définition ni citation précise du « cycle ». Nous ne cédons rien sur ce point. Face à ce désaccord, nous proposons de poursuivre la réunion et d’en venir aux faits, pour comprendre nos amis marcheurs et entrevoir des pistes de travail concrètes.

Mais Monsieur Peter ne l’entend pas ainsi et quitte la salle en nous rappelant qu’au titre de la propriété intellectuelle, nous ne devrions même pas regarder « leur » balisage. Deux autres membres de la section du C.V de Masevaux quittent également la salle sans daigner nous saluer.

La réunion se poursuit dans un climat tendu en présence du Président du C.V de Masevaux et d’un de ses membres. Ces derniers se montrent visiblement plus enclins à dialoguer.Ils nous font part des réelles difficultés à entretenir des sentiers délicats, notamment avec le passage de VTT. Seule une quinzaine de leurs membres s’activent à cette tâche. Pragmatique, nous leur proposons de collaborer à nouveau sur  les journée de  travail  avec les vététistes bénévole à l’instar de ce qui a été fait avec la secion de Masevaux  et d’autres Clubs Vosgiens, 

Si la section de Masevaux persiste à ne pas  reconnaitre  la place légitime du VTT sur massif il sera difficile d'envisager une collaboration malgré notre totale ouverture pour les aider et « assumer les conséquences » de notre pratique, pour reprendre les termes d’un de leurs membres.

Nous retenons le point positif qui est de les avoir rencontrés et nous regrettons le chantage initial de leur représentant dès l’ouverture de la réunion. Deux référents de secteur assurent dès à présent la présence de la MBF sur le secteur Thur Doller : David Keller et Jean-Luc Lehmann

 

Nous continuerons à essayer de travailler avec tous les Clubs Vosgiens, tant pour l’avenir des sentiers que pour la cohabitation entre nos pratiques.

 

 

EN SAVOIR PLUS :

Entretien de sentiers avec le Club Vosgien de Masevaux

MBF rencontre avec le Club Vosgien

Quel statut pour le VTT en forêt ?

 

 

Après avoir annoncé la suppression de la prime à l'achat d'un vélo électrique il y a seulement quelques jours, le gouvernement annonce la mise en place d'un nouveau dispositif pour 2018.

Jeudi 28 septembre 2017, Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des Comptes Publics avait annoncé, lors de son passage sur RTL, que l’Etat ne prolongerait pas le bonus de 200 € après le 31 janvier 2018. Cela avait suscité une incompréhension générale tant dans l’industrie du cycle que chez les particuliers et les associations comme la Fubicy.
En effet, pourquoi vouloir supprimer un bonus qui a boosté les ventes de véhicules non polluants alors que l’Etat clame par ailleurs haut et fort ses préoccupations en matière d’écologie, d’environnement et de mobilité douce ? Pourquoi supprimer ce bonus pour l’achat d’un vélo électrique tout en annonçant le maintien des bonus pour les scooters électriques et les voitures électriques ?

UN REVIREMENT DE SITUATION ?

Quelques jours après cette annonce, l’Etat semble donc revenir sur sa position… La ministre des Transports, Elisabeth Borne, a annoncé mardi dernier qu’un nouveau dispositif de soutien à l’achat d’un vélo à assistance électrique devrait être mis en place en 2018.

J’ai bien entendu l’émotion qu’a pu susciter l’annonce de la suppression de l’aide à l’achat d’un vélo à assistance électrique. Dans son état actuel, cette prime ne répondait pas complètement à l’objectif que l’Etat s’était fixé en la matière, même si elle a pu permettre un développement du marché

Emotion ou appel à la raison ? Problème de coordination dans la communication des membres du gouvernement ?
Nous n’avons pas plus de détails sur le dispositif à ce jour et espérons qu’il permettra de conserver la dynamique insufflée par l’actuelle prime.

VÉLO ÉLECTRIQUE = MOINS DE POLLUTION ! QUE FAUT-IL DE PLUS ?

Dans un contexte où l’on s’inquiète de plus en plus sur la qualité de notre air, la Ville de Paris a su démontrer, il y a quelques jours, que les transports dits « doux » étaient la solution de demain.

Le 1er octobre 2017 de 11h à 18h, la Ville de Paris a organisé sa 3ème journée sans voiture. A cette occasion, les Parisiens ont été invités à investir toutes les rues de Paris intra-muros à travers des modes de déplacement respectueux de l’environnement : à pied, à vélo, en rollers, etc. 

Cette journée a une nouvelle fois prouvé l’efficacité de ces modes de déplacement sur la qualité de l’air. En effet, à 13h, soit deux heures après que les voitures aient été bannies de la circulation, le niveau de dioxyde d’azote était en baisse de 25%.
Outre une baisse de la pollution de l’air, on a également pu constater une baisse de la pollution sonore à hauteur de 54% sur les champs Elysées, soit une baisse de 2,7 dB. 

Ainsi, dans les jours qui ont suivi, Anne Hidalgo, la maire de Paris, a annoncé vouloir bannir la voiture essence d’ici 2030, en plus des véhicules diesel dès 2024. Lutte contre le réchauffement climatique et pollution, mais pas que ! 
Notre santé en dépend tous ! Selon une étude de l’agence Santé publique, parue en 2016, le nombre de morts dus aux particules fines s’élève à au moins 48.000 par an, soit 9% de la mortalité nationale ! Toujours selon la même étude, à Paris, 2.500 personnes meurent chaque année de pollution atmosphérique. Ces décès seraient principalement liés à la concentration en particules fines de type “PM2.5” que recrachent notamment les véhicules diesel. Ce sont elles qui peuvent atteindre tous les organes du corps en s’incorporant dans le sang. Il en résulte ainsi des cancers ou des maladies cardio-vasculaires. 


De nombreux arguments sont en faveur du vélo à assistance électrique…
Que faut-il de plus pour que la France devienne cyclable ?

Les auteurs du vol qui c'est déroulé dans la nuit du lundi 1 octobre au mardi 2 octobre  n’ont pas fait les choses à moitié. Ils ont tronçonné le double bardage métallique du hangar qui héberge Univers vélo et Univers moto en plusieurs endroits. Sans succès d’abord, les voleurs ont finit par trouvé un point de passage dans la paroi, à environ quatre mètres du sol. Les voleurs ont emporté une cinquantaine de vélos électriques , VTTAE & VAE haut de gamme, des vélos de course, des casques de moto, des vêtements de motard et une belle collection de chaussures de running de grande marque… « Pas de doute, les cambrioleurs savent lire les étiquettes ! Ils ont emporté ce qu’il y avait de plus cher… La valeur marchande du vol est d’environ 150 000 € », estime le patron.

La gendarmerie alerté par Philippe Donischal a fait une première visite avant de faire appel aux équipes de la brigade criminelle. Philippe Donischal c'est dit surppris et touché par les milliers de messages de soutien qu'il a reçu.

« Il y a eu 50 000 vues, des milliers de messages de soutien, des centaines de partage… Les copains, la famille, des clients et même des confrères [pour ne pas dire des concurrents. Cela m’a vraiment fait plaisir », il a aussi pu compter sur la mobilisation sans faille de ses salariés.

mercredi, 04 octobre 2017 15:17

Poto cyclettes ouvre un atelier à Mulhouse

Après une assez longue période d'airement  l'association "Poto'Cyclettes" ont investit un atelier d'auto-réparation digne de ce nom. Le local est situé11 rue du Puit à Mulhouse. Il est mis à disposition par CARITAS et permettra à l'association de promouvoir une certaine idée de l'autonomie à vélo et du recyclage. Le local permettra  de stocker un certain nombre de pièces reçus en don et d'entreprendre des réparation sur des vélos nécessitant une immobilisation. 

Permanences : tous les mercredi du mois de 17h30 à 19h30

 

 

 
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Olivier Béart signe l'article dans Vojo Mag
Co-fondateur de Vojo Mag, journaliste et photographe professionnel dans le monde du VTT depuis plus de 10 ans, Olivier Béart est passionné de matériel et de technique. Amateur de marathons, d'enduro et de raids multi-sports, il a mis à l'épreuve plus de 200 vélos et près d'un millier d'accessoires... et ce n'est pas fini!
 

Les esprits s’échauffaient depuis quelques jours. Entre Fédération française de moto (FFM) et Fédération française du cycle (FFC), l’avenir du vélo électrique balançait. Contacté en milieu de journée, Éric Jacoté, vice-président de la FCC et responsable de la partie VTT, sortait tout juste d’un entretien téléphonique avec David Lappartient, le nouveau président de l’UCI. Et son verdict est désormais sans appel : « L’UCI nous a donné son feu vert pour intégrer pleinement la gestion du vélo électrique au sein de notre fédération. »

Il y avait urgence à clarifier la situation. Parce que depuis l’annonce en 2015 du désormais ex-président de l’Union cycliste internationale (UCI) Brian Cookson, le vélo à assistance électrique évoluait en zone grise. Dans la bouche de l’Anglais, on avait en effet pu entendre que « la propulsion du vélo […] doit toujours résulter de l’activité humaine et non d’une forme motorisée. Les vélos à assistance électrique peuvent à certains égards être considérés comme des cyclomoteurs, ils devraient tomber sous l’égide de la FIM (Fédération internationale de motocyclisme). »

Parce que, aussi, l’univers produit du vélo à assistance électrique (VAE) est vaste. Entre les VAE limités à 25 km/h, les speedelecs qui peuvent jusqu’à 45 km/h (et tombent sous la législation des cyclomoteurs légers, donc doivent justifier d’une carte grise et emprunter les routes ouvertes à la circulation et les sentiers cadastrés), ceux mus par des gâchettes (non-homologués, donc bannis de l’espace public et réservés aux terrains privés) ou ceux dont le moteur s’actionne par pédalage, il y a de quoi y perdre son cycliste ! Sauf que l’enjeu est d’importance. Car derrière le simple fait de savoir quelle fédération (cycle ou moto) allait gérer le VAE se jouent de lourds impacts industriels et sportifs, liés à l’explosion du marché sur ce secteur.

La tenue du prochain 1er Open de France de VTT-AE, qui se déroulera à Tence (43) le 15 octobre, a cristallisé les tensions, et peut-être précipité les choses. Car ce dernier est en effet organisé par la Fédération française de… motocyclisme (FFM) et y annonce notamment trois spéciales chronométrées « typées “moto” ». Ce qui semblait un peu plus entériner le fait que le VAE allait être pris en charge par la FFM. Laquelle ne cachait d’ailleurs pas son intérêt pour le secteur. « Cette volonté procède d’un réel intérêt technologique et sportif de la part de la Fédération, explique Frédéric Lambert, responsable management au sein de l’entité moto, et parce que 2 roues, un guidon, une selle et une propulsion assistée, c’est dans l’ADN de la FFM, une évidence en quelque sorte. » À la demande de Jacques Bolle, président de la Fédération française de moto et juriste certifié, cet été, cet enduriste moto et vélo, récent adhérent à la Mountain Bikers Foundation, donc a mené un audit sportif, technique, commercial et technologique de l’activité vélo électrique. Une commande inédite, et qui « part d’une démarche sincère », précise Fred Lambert.

Il manque cette structuration nécessaire au développement sportif d’une discipline liée au vélo électrique

« Le point de départ a été mon déplacement au salon du Véhicule Hybride de Val-d’Isère, se souvient ce dernier. J’y ai consulté beaucoup de personnes, dont les 3/trois quarts m’ont fourni des éléments très enrichissants. J’ai rendu un bilan de ces rencontres très positif à ma direction. Cet audit a bien avancé, et après un point d’étape récent, il a confirmé qu’il manque cette structuration nécessaire au développement sportif d’une discipline. Ma direction a donc souhaité aller concrètement plus loin en me demandant d’aider une structure à l’organisation d’un format adapté. Cyril Bayle (Horizon 3000 à Tence 43) s’y est collé, et notre format sera effectivement novateur. Les bilans de cette épreuve (y compris le bilan dégradation) feront partie de l’audit. »

Reste que voir la FFM organiser une épreuve de VTTAE pouvait sembler incongru. C’est ainsi que l’a perçu Fred Glo, boss de Tribe Sort Group et cofondateur des Enduro World Series, qui travaille actuellement sur une insertion du VTTAE dans le cadre des EWS : « Quand j’ai entendu parler de cet Open de France, j’étais incrédule, ça m’a semblé délirant. Le plus grand succès du VTTAE repose sur son large terrain de jeu, identique à celui du VTT classique, et contrairement à celui de la moto tout-terrain. Cet accès aux nombreux sentiers , c’est précieux. Il ne faut surtout pas le perdre, car si le sport vélo électrique passe sous l’égide de la fédé moto, un amalgame sera fait, on risque fortement d’aller vers les mêmes contraintes, les mêmes restrictions que la moto tout-terrain, à savoir devoir se contenter des pistes 4×4 où une Clio passe. Je ne remets pas en cause le travail réalisé par la FFM, qui assure d’ailleurs un boulot dingue, en rachetant des terrains de motocross, par exemple, et en se levant véritablement le cul pour préserver la pratique de la moto. Mais si on cumule les pratiquants moto enduro, trial et cross, ça représente quoi ?  C’est aujourd’hui en tous cas seulement 10 000 motos neuves vendues par an. Une niche, et on risque d’y faire tomber le VTTAE. Ça sera également un signe fort pour tous les détracteurs du VTT, qui pourront s’appuyer sur ce rapprochement fédéral moto/VAE pour limiter la pratique. Et ,sur le fond, le VTTAE de 250W qui va à 25 km/h est bien un velo , pas une moto. Seuls ceux qui ne savent pas de quoi ils parlent font une confusion. Donc à la FFM la moto; et à la FFC le vélo. Cette situation n’aurait jamais dû se présenter. »

Si demain, le VTTAE est géré par la moto, on est morts !

Une alarme que partageait quelques jours plus tôt George Edwards, instigateur des premières épreuves d’ebike voilà six ans et à la tête du championnat des E-Bikes Series : « Si demain, le VTTAE est géré par la moto, on est morts ! Déjà que le simple VTT, qui a pourtant une image de sport nature, pratiqué par des gens sensibles à l’environnement, est parfois borderline auprès des officines de gestion des espaces naturels et des propriétaires pour les demandes d’autorisation de passage lors des épreuves, mais si on rapproche VTTAE et moto, c’est fini. Il est impératif que la fédé de cyclisme fasse une “OPA” sur cette famille cycliste. Parce que ça reste du vélo ! »

Cette vision alarmiste d’une partie du monde du vélo, Frédéric Lambert dit ne pas l’avoir rencontrée durant son audit : « J’échange beaucoup et “le monde du vélo” est plutôt favorable à l’arrivée de la FFM dans les débats. » Un bon œil que l’on pourrait attribuer à l’intense action de préservation de la pratique opérée par la Fédération moto, tandis que dans le vélo, celle-ci émane plutôt de structures associatives, type Mountain Bikers Foundation qui, pour pertinentes qu’elles soient, souffrent de moyens insuffisants. “Qui va gérer la partie sportive du VTTAE ? Aujourd’hui, personne ne le sait, mais nous sommes ouverts aux échanges, pour l’intérêt des pratiques sportives motorisés. Et les réticences devraient être considérées, si elles étaient avérées. »

De son côté, la FFC semble avoir pris pleinement conscience de l’importance du moment. Car depuis ce matin, elle peut officiellement donner une position tranchée : oui, elle souhaite gérer le vélo à assistance électrique. Ce qui l’en empêchait jusqu’ici ? La vision (très issue du milieu de la route) que le VAE soit une forme de « dopage technologique » ; une forme de triche contre laquelle David Lappartient, le nouveau président de l’instance internationale, entend bien lutter. Mais il fait désormais ouvertement la part des choses, laissant ainsi la possibilité à la fédération française de cyclisme de candidater pour la gestion du VAE.

« Nous avons déposé une demande de délégation pour les composantes du sport loisir et santé en vélo à assistance électrique, précise M. Jacoté. La Fédération française de moto l’a fait également de son côté, mais pour l’heure, rien n’est tranché par le Ministère. Nous ne devons pas laisser passer ce train. D’autant que nous avons le soutien des industriels et des associations type Moniteurs cyclistes de France, Mountain Bikers Foundation – que nous allons réunir lors de tables rondes afin de définir le cadre législatif et réglementaire exact de ces compétitions, qui nous permettra peut-être, pourquoi pas ? d’envisager un championnat de France de VTTAE dès 2018 –, mais aussi, désormais, de l’UCI, qui accepte le principe de compétition en VTTAE – pour l’instant, il reste un veto sur la problématique des courses sur route en VAE, car cela reste assimilé à de la tricherie – et va faire un courrier en ce sens, afin de se montrer plus conquérante sur ce dossier. Car dès qu’on pédale pour avancer, on reste dans la définition réglementaire du vélo. »

Une conférence de presse dédiée à ce sujet et organisée par la Mountain Bikers Foundation se tiendra au Roc, le 5 octobre. La FFC a prévu d’y officialiser sa position et de préciser sa vision à cette occasion. Vojo y sera bien entendu présent et suit ce dossier de près.

Enquête réalisée par Elodie Lantelme

mercredi, 27 septembre 2017 07:04

Cours VTT les bases du manual

 

 

Retrouver la version originale en ligne sur le site VTTAE 

Comme toute pratique naissante, le VTT à assistance électrique attire les convoitises et soulève des questions. Celle des règles qui doivent en régir l’usage sont au centre des débats actuels. Des échanges éminemment politiques qui, va-t-on le voir, peuvent avoir des conséquences à grande échelle.

Quelle place au sein des espaces naturels ? Quel développement matériel ? Quel impact sur l’économie actuelle ? Autant de domaine et de risques potentiels que le VTTAE doit négocier avec habileté pour tirer son épingle du jeu.

Tour d’horizon des acteurs, des enjeux et des points de vue pour bien saisir les problématiques d’aujourd’hui qui pourraient bien dessiner les contours de la pratique VTT, à assistance ou non, de demain…

 

Retrouver la version originale en ligne sur le site VTTAE 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Temps de lecture estimé : 15 minutes – Photos : La rédaction 


 

Au sommaire de cet article :

 


Un rayon de soleil…

C’est un fait ! Combien de pratiquants assidus du VTT à assistance électrique tiennent le même discours ?! L’émergence des VTTAE leur offre une bouffée d’oxygène, un rayon de soleil. Eux qui n’avaient jamais osé ou réussi à dompter les premières heures très difficiles que représentent les débuts à VTT classique.

Ou bien eux encore qui, le temps passant ou la vie brutalisante, subissent l’intransigeance que la pratique traditionnelle peut constituer vis-à-vis de certaines générations osons le dire, plus fragiles… Dans les deux cas, la pratique du VTT à assistance électrique a le chic pour mettre ou remettre le pied à l’étrier.

Pour les autres, ceux pour qui la forme classique garde tout son sens, le VTTAE peut tout de même aussi représenter une opportunité nouvelle. Celle de redécouvrir, penser ou concevoir sa pratique d’une manière différente. Mettre en perspective certaines habitudes, peaufiner certains points de vue et ajuster certaines sensibilités…

 

 

Et une aubaine !

Dans tous les cas, un tableau assez facile à dresser au fur et à mesure de nos expériences respectives sur le terrain, au jour le jour… Une tendance qui n’a bien sûr pas échappé aux acteurs les plus attentifs du milieu.

Il suffit d’interroger Virgile Caillet – Délégué Général d’Union Sport et Cycle – dont la mission consiste à se porter au service des entreprises de la filière du sport, des loisirs, du cycle et de la mobilité active, dont les marques et les magasins que l’on connait tous…

« Le développement de la pratique [électrique] a un profil atypique voir paradoxale en ce sens que, contrairement à d’autres produits qui débutent leur vie par le haut de gamme, l’assistance électrique est d’abord apparue sur les vélos de Monsieur tout le monde, voir de la vie de tous les jours – urbains – avant de monter en gamme sur des offres plus spécifiques telles que le VTTAE. »

À partir de là, osons le propos : ce tableau presque idyllique peut faire des heureux. D’un point de vue économique, une telle tendance de pratique représente un levier de croissance potentiellement important. L’industrie du cycle, et une partie des magasins, l’ont bien compris. Virgile Caillet de poursuivre…

« En 2016, 15 000 unités ont été vendues sur le marché français. Il est probable que dès 2017, ce chiffre soit doublé. Les premiers indicateurs dont on dispose le suggèrent. Tout s’y prête : l’offre matériel, les politiques d’incitation, la tendance actuelle au développement de modes de transports doux et écologiquement responsables… Si l’on se penche sur le marché du vélo électrique dans sa globalité, nos voisins allemands ont un parc de vélo 5 fois supérieur au notre actuellement. C’est peut-être une perspective accessible dans les cinq ans à venir. »


Une idylle durable ?!

À en croire ces chiffres, le marché se porte donc bien. Du moins, il présente certaines perspectives de développement que peuvent envier certains autres domaines économiques de nos jours. Alors, petit à petit, le marché fait sa bascule ; terme employé pour évoquer cet instant où un magasin et/ou une marque se met à l’électrique. Olivier Giordanengo, de La Roue Libre Nice en témoignait il y a quelques temps…

Pourtant, certaines voix s’élèvent ces temps-ci pour mettre en garde vis-à-vis d’un certain risque. Pour reprendre les termes de Lionel Macaluso – Président de la Mountain Bikers Foundation, qui promeut la pratique d’un VTT durable et responsable – il faudrait veiller « à ne pas scier la branche qui vient de pousser, et sur laquelle on est assis ».

Pourquoi une telle mise en garde ? Tel est l’objet de cette enquête exclusive menée par VTTAE.fr. Pour bien en saisir les tenants et aboutissants, il faut remonter à un jour de mai 2015…

 

 

À l’origine du flou…

Ce matin-là, le monde entier prend connaissance de quelques phrases, glissées presque incognito dans une interview de Brian Cookson – président de l’UCI – accordée à notre confrère Pinkbike. Il y fait référence à l’émergence du vélo à assistance électrique sur le marché…

« La propulsion du vélo […] doit toujours résulter de l’activité humaine et non d’une forme motorisée. Les vélos à assistance électrique peuvent à certains égards être considérés comme des cyclomoteurs, ils devraient tomber sous l’égide de la FIM [fédération internationale de Motocyclisme]. »

À ce moment précis, le président de l’instance internationale du cyclisme n’évoque que son point de vue individuel. Au dire de certains observateurs avertis, cette position n’aurait jamais été actée de manière officielle en congrès, comité directeur ou commissions de l’UCI, et ne devrait donc pas avoir valeur de position officielle de l’instance…

 

 

L’opportunité

Il n’empêche que d’une certaine manière, les mots sont là. Suite à ces déclarations, la FIM et ses prolongements nationaux sont au fait de l’opportunité qui se présente à eux. Interrogé par nos soins, Jacques Bolle – Président de la Fédération Française de Motocyclisme – nous confirme l’intérêt que porte sa fédération pour la pratique VTTAE…

« Le sport est régit par des fédérations [qui] reçoivent une délégation de l’état en matière de pouvoir public : pour définir les règles techniques et de sécurité pour la pratique. C’est parfaitement clair pour la moto. C’est clair aussi pour le cyclisme. La question se pose pour quelque chose que l’on pourrait considérer comme hybride. »

De ce point de vue, une décision reste donc à prendre à différents niveaux, pour décider comment traiter la pratique VTTAE. Jacques Bolle de poursuivre…

« Aujourd’hui rien n’a été défini sur le plan gouvernemental, ni à l’internationale d’ailleurs. On attendait avec intérêt une décision de l’UCI en la matière. Elle avait laissé entendre qu’elle ne souhaitait pas s’occuper de ces activités là [cf. ITW de Brian Coockson, ndlr]. Il semblerait que ce soit moins clair désormais.  En tout état de cause, jusqu’à preuve du contraire, nous avons pris parti de s’occuper de cette pratique. »

 

 

L’initiative…

Le 15 octobre 2017, à Tence (43), la Fédération Française de Moto (FFM) apporte donc son label au premier Open de France VTTAE. Cyril Bayles – organisateur de l’événement et responsable de la structure d’accueil HT Aventure – nous indique que cette épreuve est importante pour lui et pour la fédération :

« Elle va servir de référence pour tout : valider le format de course, les minimas en équipements pilotes, et surtout être en capacités de maîtriser la technologie qui évolue en permanence. »

Pour étayer ces propos, Jacques Bolle confirme le rôle porteur que la FFM souhaite jouer à cette occasion, et la démarche avec laquelle elle prend sa place sur l’échiquier…

« Des organisateurs nous sollicitent, dont ceux de l’Open de France VTTAE. Selon eux, le format de compétition Enduro moto se prête mieux à la pratique VTTAE que le format traditionnel cycliste. Ils ont besoin d’une réglementation. Avons-nous été les plus réactifs ?  Je ne sais pas, mais en tout état de cause, on les a reçu avec intérêt, et l’on a travaillé à la définition de règlements techniques en la matière. »

 

 

… Et la levée de bouclier !

Dans le milieu (du vélo), une telle initiative est accueillie avec parcimonie. Elle provoque surtout, chez certains, une levée de bouclier immédiate. Lionel Macaluso – Président de la MBF – se positionne clairement à ce sujet…

« Notre récente actualité [sur la réserve des Hauts Plateaux du Vercors] nous a montré qu’un certain gestionnaire d’espace naturel a pu être tenté par le fait de dire que le VTTAE disposant d’un moteur est une engin motorisé, et qu’à ce titre, au sens du Code de l’environnement, il peut être interdit de circuler dans certaines circonstances en milieu naturel. » 

On comprend ici qu’un risque existe aux yeux de certains : celui qui consiste à faire un amalgame hasardeux entre VTTAE et moto, avec toutes les répercutions que ce rapprochement peut avoir en matière d’accès aux sites et chemins de pratique. Lionel Macaluso de compléter…

« Si des épreuves VTTAE tombaient entre les mains d’une fédération de sport motorisé, les gestionnaires d’espace naturels auraient beau jeu d’en tirer les conséquences : « c’est un sport motorisé, géré par une fédération motorisée, donc soumis à la réglementation des engins motorisée ». C’est pour cette raison que nous ne souhaitons pas que la FFM puisse briguer une telle délégation. L’organisation par un organisme adhérent à la FFM d’un événement qui s’arroge le titre « Open de France de VTTAE », me semble un très mauvais signe. »


 

 

L’histoire se répète ?

Un amalgame que les arguments de la FFM n’ont pas pour objectifs de battre en brèche.Pour asseoir sa légitimité, Jacques Bolle s’appuie sur les origines du motocyclisme…

« Le VTTAE est un véhicule mécanique. Il faut se souvenir qu’historiquement à la fin du 19° siècle, les premières motos étaient des vélos sur lesquels ont été greffés de petits moteurs thermiques. L’histoire se répète. Là, ce sont des petits moteurs électriques, mais qui doivent avoir une puissance tout à fait comparable à celle des premiers moteurs de l’époque… »

De ce point de vue, l’histoire ne ferait finalement que se répéter, d’une certaine manière. Sur ce point, il y a certainement une part de vérité, tant on sait à quel point la frontière entre cycle et motocycle est poreuse par moments.

 

 

Un certain parallèle…

Pour en parler, nous donnons la parole à Fred Glo – Créateur et Directeur de Tribe Sport Group. Lui a débuté sa carrière à moto. Son business de distribution a encore un pied dans cet univers, l’autre bien ancré dans le vélo. Businessman, mais aussi organisateur et militant à ses heures, l’homme, ses positions, son parcours et sa vision ont un intérêt très particulier ici…

« J’ai connu la descente aux enfers de la pratique moto TT, même dans ses formes les plus douces. Dans les années 80 les gens randonnaient plutôt paisiblement […] avec leurs 125 TY ou DTMX. Les chemins leur étaient accessibles par la loi ou la tolérance consentie. Ce n’étaient pas des sauvages pour majorité, mais la pratique est devenue impossible. Tout l’enjeu est la, si l’accés aux chemins se ferment, la pratique [VTTAE, ndlr] finira dans une niche… »

Interrogé en tant qu’instigateur des événements Enduro VTT, il fait part du phénomène de vases communicants déjà bien en marche à ses yeux…

« J’ai surtout vu du monde sur la passerelle dans le sens moto vers vélo. Les contraintes pour pratiquer la moto TT ont poussé les pratiquants vers des sports plus «respectables» […] Le VTT tombait donc sous le sens. La grosse différence [entre moto et vélo] est un marché moribond pour l’un, […] et l’autre en croissance. Sur le fond la moto TT n’a plus l’adhésion de la population, de la société, contrairement au vélo, lui complètement dans l’air du temps… »

 

 

Un amalgame plus important encore…

Dans ses derniers propos, une évidence saute aux yeux : Fred Glo ne fait plus la distinction entre VTT traditionnel et VTT à assistance… Et pour cause ! Selon lui…

« Le VTTAE et le VTT sont de la même veine et font face aux mêmes problématiques et enjeux. Nous devons être solidaires et faire cause commune dans la famille du vélo. Ne croyez pas que si l’on se coupe le bras VTTAE on sauvera le VTT. On doit réguler et contrôler le VTTAE pour pérenniser le VTT, assisté ou pas. »

Un nécessaire esprit collectif que certains ne manquent pas de mettre en face des dernières annonces du moment : cantonné à un rôle de motoriste jusqu’à présent, le géant nippon Yamaha annonce ces jours-ci qu’il lance une gamme complète de vélo à son nom.

Quel poids peut peser l’industrie du cycle face à celle du motocycle ? Quel impact la concurrence de l’industrie moto peut avoir sur cette partie de l’industrie vélo qui a fait la bascule électrique ?! Quels dégâts collatéraux pour la pratique VTT traditionnelle qui partage, presque malgré elle, les mêmes ressources de développement et espaces de pratique que sa cousine à assistance électrique ?!

 

 

Retour aux sources…

Pour saisir les perspectives d’avenir qui se présentent, revenons aux sources du débat : auprès des instances à l’origine du flou artistique qui plane aujourd’hui. Pour l’heure, l’UCI n’a pas donné suite à nos sollicitations sur l’épineux sujet du vélo à assistance électrique.

Et pour cause, ce 21 septembre se tenaient les élections à la présidence de l’institution internationale. Face à Brian Cookson – Président sortant –  David Lappartient – ancien président de la FFC – a remporté les suffrages.

On va le voir, le nouveau Président de l’UCI n’est pas étranger à la pratique du VTT à assistance électrique. La Fédération Française de Cyclisme, dont il est le président sortant, travaillait semble-t-il déjà sur le sujet du temps de sa présidence à l’échelon national…

 

 

La FFC à l’offensive

La Fédération Française de Cyclisme semble en effet avoir conscience de la situation. Elle s’exprime par l’intermédiaire d’Eric Jacoté – parmi les Vice-Présidents de la FFC – à propos de la pratique du vélo à assistance électrique.

« Joaquim Lombard et moi travaillons sur ce sujet depuis près de deux ans. Mais à l’époque éclatait le scandale de la triche par moteur intégré dans le milieu du cyclocross. Il nous était donc difficile de mener un débat efficace. Il nous a fallu attendre pour avoir la pleine attention du bureau. » 

Peu ou prou, la FFC se serait donc emparée du problème au moment où Brian Coockson jetait le trouble en 2015. Depuis, les choses se sont décantées. Eric Jacoté de poursuivre sur un ton offensif…

« Pour la FFC, il est clair qu’il faut agir et se positionner. Nous avons encore eu une réunion à ce sujet mercredi 13 septembre. Par la suite, les membres du bureau exécutif ont été interrogés : tous, à l’unanimité, se sont prononcé en faveur d’une action de la FFC en faveur du vélo à assistance électrique ! »

La volonté de la fédération est donc affichée. La forme qu’elle doit prendre doit suivre très prochainement…

« Le 28 septembre, Michel Callot [Président actuel de la FFC, ndlr] rencontre l’industrie du cycle. Le 5 octobre à 14h, je tiens moi-même une conférence de presse à l’occasion du Roc d’Azur, pour présenter l’ensemble des initiatives concrètes que la FFC entend mener pour le développement de la pratique du vélo à assistance électrique. »

 

 

La FFCT dans le sillage…

Petite particularité du sport français, la délégation de pouvoir public concernant la pratique cycliste n’est pas l’exclusivité d’une fédération, mais bien de deux. Cyclisme et compétition pour la FFC, vélo loisir et tourisme pour la Fédération Française de Cyclotourisme.

Une entité qui, par la voie d’Yvon Durand –  son Directeur Technique National – a tout son mot à dire dans le débat actuel, et pour cause…

« La notion de compétition, présente chez l’UCI et la FFC biaise quelque peut le débat. Elle le porte sur la course à l’armement, les risques de dopage mécanique que cela peut entrainer. C’est une porte d’entrée méfiante vis-à-vis de la pratique, alors que la notion d’itinérance et d’aventure, présente par notre biais, et bien plus intéressante pour mettre la pratique à assistance électrique en valeur. » 

Une approche tendre et timorée pour certains, sage et salutaire pour d’autres, c’est selon. Toujours est-il qu’elle a ici le mérite d’ouvrir à la dernière partie de cette enquête, et non des moindres…

 

 

Le point d’achoppement…

Car on l’a bien compris, sur fond d’amalgame dévastateur, le point d’achoppement du débat porte sur la potentielle délégation de pouvoir public affairant à la pratique du VTTAE. Qui pour la chapeauter ?!

D’une part, la FFC ne nie pas qu’il y ait un flou, qu’elle s’efforce de combler en se positionnant plus clairement. Il se murmurerait d’ailleurs qu’elle ait déposé une demande de délégation de pouvoir public auprès du ministère, afin d’inciter ce dernier à trancher, et clarifier la situation.

En l’état, ce dernier demanderait un éclairage avant de se prononcer. Une opportunité pour laquelle la FFM joue sa carte. Argument historique, demande de ses pratiquants, compétences juridiques… Elle profite de la situation pour se placer, et possiblement, oeuvrer à ce que tout son milieu économique d’origine en profite également. La manne est belle.

La FFCT, quant à elle, prend aussi position clairement sur ce débat. Yvon Durand déclare ainsi…

« La réglementation actuelle offre déjà tous les éléments pour solutionner le débat actuel. En deçà de 25km/h et 250W, un vélo à assistance électrique est considéré comme un vélo. Ce sont la FFC et la FFCT qui ont délégation pour réglementer la pratique qui en fait l’usage ! Au delà, il s’agit d’engin motorisé aux yeux de la loi, nous n’avons pas à nous en soucier… »

 

 

La barre des 25km/h…

Cette distinction, Virgile Caillet – Union Sport et Cycle – en fait un très clair énoncé au nom des magasins qu’il représente…

« En ce qui concerne le VTTAE, il existe clairement deux produits. Ceux qui restent sous la barre des 25km/h et 250W qui sont des vélos, respectant la règlementation en vigueur. Il nous parait très important qu’il en reste ainsi dans l’esprit de tout le monde, y compris des administrations. […] Les VTTAE moins de 45km/h sont un autre débat. Ce sont plutôt des véhicules motorisés qu’il convient d’assurer et immatriculer. Nous préparons une campagne d’information, de conseil et sensibilisations pour soutenir les membres de notre union dans cette démarche vis-à-vis des consommateurs« 

Un constat partagé par Lionel Macaluso – MBF – qui va plus loin à ce sujet…

« D’une part, les VTTAE qui répondent à la norme 250w-25km/h sont, sur le plan de l’apparence, identiques aux speed bikes à 45km/h. […] D’autre part, ceux qui répondent à la norme, beaucoup sont trop facilement débridables. C’est un secret de polichinelle. […] Quand j’entends qu’il suffit de changer une pièce à son moteur ou presser quelques boutons de manière spécifique pour en faire un speed bike… Je me dis que si on banalise cette fraude, on va dans le mur. »

À défaut de mur, la FFC entend, elle, dresser des limites règlementaires pour cadrer la pratique…

« Dans ses projets, la FFC se veut extrêmement ferme et précise sur la réglementation. Elle veut notamment être intraitable sur la problématique du débridage. La barre des 25km/h – 250W est celle que l’on souhaite appuyer dans nos textes. Et nous rencontrons l’industrie pour avoir tout son soutien et son attention sur ce point. »

 

 

À qui la balle ?!

À lire ces lignes, on pourrait donc penser que la balle est dans les mains de l’industrie et des produits qu’elle ose porter sur le marché. Et donc, penser qu’il s’agit d’un jeu de patate chaude que chacun se refile au grès des débats.

Ce serait mettre de côté l’investissement que chaque interlocuteur interrogé au sein de cette enquête, et leurs partenaires, mettent pour réfléchir, annoncer et défendre leurs positions somme toute consensuelles, si l’on retient la ligne actuelle à propos des 25km/h – 250W.

Dans tous les cas, cette enquête représente un éclairage intéressant pour faire preuve d’esprit critique. Les prochaines présentations de nouveautés produits, conférences de presse, tenues d’événements et initiatives de chacun seront forcément scrutées en ce sens.

On espère dans tous les cas qu’informé de la sorte, les pratiquants VTTAE que nous sommes puissions porter un regard attentif et responsable sur nos propres usages et pratiques…

 

 

Le rôle VTTAE.fr ?

Nous l’avions déjà annoncé sous forme d’humour dans de précédentes publications, mais il apparait aujourd’hui, plus que jamais, important de ne pas porter un regard léger et négligeant sur la réglementation qui fixe à 25km/h – 250W, les capacités des VTT à assistance électrique dont nous faisons usage.

Que l’on adhère, ou non, à ces valeurs, nul ne peut désormais ignorer qu’il s’agisse du point sur lequel une partie de l’avenir de la pratique VTTAE se joue d’un point de vue institutionnel, environnemental, économique et industriel. En l’état, les instances et acteurs du milieu VTT interrogés dans cette enquête, en font l’élément clé du débat.

Quelle sera la réaction de la FFM et de ses partenaires vis-à-vis de cette attitude ? Quel est le point de vue de l’industrie ? Quel arbitrage sortira vainqueur des débat ? Autant de questions que soulève ce premier éclairage, et auxquels nous ne manqueront pas, en tant que média, d’apporter des éléments de réponses constructifs lorsqu’ils se présentent auprès des parties prenantes…

 

 

À ce sujet…

Il reste, parmi les acteurs de la problématique actuel, une voix majeure que l’on n’a pas encore entendu s’exprimer ici : celle, peut-être parmi les plus essentielles, des pratiquants. Comment considérez-vous ce débat ? Quelles positions adopteriez-vous vis-à-vis de la norme actuelle 25km/h – 250W ? Parmi quelle fédération vous retrouvez-vous, si tant est qu’une vous parle plus qu’une autre ? 

Autant de question auxquelles les commentaires ci-dessous sont ouverts, de manière respectueuse, constructive et argumentée, afin de faire entendre, à votre tour, un courant d’idée essentiel pour que les débats en haut lieu puissent, aussi et surtout, tenir compte de l’essentiel : les besoins, envies et idées des pratiquants responsables…

vendredi, 01 septembre 2017 15:06

Mulhouse nouveau RDV MJX - Mulhouse J'y Crois

www.mulhousejycrois.com entame la rentrée par une balade à vélo dans les rues de Mulhouse. Nous avons essayé de vous concocter un parcours inédit « Mulhouse, hors des sentiers battus. ». Ce sera vraiment très différent d’une visite classique sur l’histoire de Mulhouse. Découvré les subtilités de la ville de Mulhouse, les curiosités, les histoires oubliées, les lieux devant lesquels on passe tous les jours sans toujours savoir…
Cette sortie (gratuite) sera facile et devrait durer environ 1h30.
Ilss vous donnent rendez-vous à 9H45 place de la Paix pour un départ programmée à 10H !
> Inscrivez-vous vite ici

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